9 Histoires courtes pour dormir ( adulte )

Récits, légendes et métaphores… Pour s’endormir heureux… Découvrez 9 histoires pour dormir pour adulte.
Bonne lecture !

Le bol en bois !

Un vieil homme fragile s’en alla demeurer avec son fils, sa belle-fille, et son petit-fils de quatre ans. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.
La famille était attablée ensemble pour le repas. Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendait le repas peu agréable. Les pois roulaient par terre, lorsqu’il prenait son verre, le lait se renversait sur la nappe. Ce qui vint à tomber sur les nerfs du fils et de la belle-fille. »On doit faire quelque chose avec grand-père » dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu’il mange et de ramasser la nourriture sur le plancher »
Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table dans le coin. C’est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera à la grande table. De plus, puisque grand-père a cassé quelques assiettes, dorénavant il mangera dans un bol en bois. Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues de grand-père qui était assis tout seul. En dépit de cela, les seuls mots que le couple avait pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu’il échappait une fourchette ou renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.
Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait dans son atelier et il nota des copeaux de bois sur le plancher. Il demanda gentiment: « qu’est tu en train de fabriquer? »
Aussi gentiment le fils répondit: « Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand! »
Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu’ils étaient incapables de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir-là, le fils pris grand-père par la main et l’amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père échappait une fourchette, renversait son lait ou salissait la nappe.

 

Légende urbaine

À l’entrée d’un village, un vieux sage se reposait près d’un puits.
Arrive un pèlerin qui veut s’installer dans le village. Il demande au vieux :
“Dis-moi comment sont les gens de ton village. J’aimerais bien m’installer ici. Où j’étais avant, les gens sont méchants et médisants. C’est pourquoi je suis parti.
– Les gens sont les mêmes ici”, répond le sage. Et le pèlerin passe sa route.
Arrive un second pèlerin.
“Comment sont les gens de ton village ? demande-t-il à son tour au vieux sage.
– Comment étaient les gens que tu as côtoyés jusque-là ?
– Très gentils et serviables. J’ai eu de la peine à les quitter.
– Les gens sont les mêmes ici.”
Un jeune du village a assisté aux conversations.
“Je ne comprends pas, dit-il au sage, à l’un tu dis que les gens sont méchants, à l’autre qu’ils sont bons.”
Et le sage répond :
“Les gens sont comme nous les voyons !”

 

Le petit garçon qui plantait des clous !

C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère. Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture. Les semaines qui suivirent à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture… Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture…
Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur. Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture.
Son père le prit par la main et l’amena à la clôture. Il lui dit: « Tu as travaillé fort, mon fils, mais regardes tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même.
Chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.
Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique.

 

Billet de 100 euros

Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 100 euros. Il demande aux gens :
“Qui aimerait avoir ce billet ?”
Les mains commencent à se lever, alors il dit :
“Je vais donner ce billet de 100 euros à l’un d’entre vous mais avant laissez-moi faire quelque chose avec.”
Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
“Est-ce que vous voulez toujours ce billet ?”
Les mains continuent à se lever.
“Bon, d’accord, mais que se passera-t-il si je fais cela.”
Il jette le billet froissé par terre et saute à pieds joints dessus, l’écrasant autant que possible et le recouvrant des poussières du plancher.
Ensuite il demande :
“Qui veut encore avoir ce billet ?”
Évidemment, les mains continuent de se lever !
“Mes amis, vous venez d’apprendre une leçon… Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n’a pas changé, il vaut toujours 100 euros. Alors pensez à vous, à votre vie. Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissé, rejeté, souillé par les gens ou par les événements. Vous aurez l’impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre valeur n’aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !”
La valeur d’une personne ne tient pas à ce que l’on a fait ou pas, vous pourrez toujours recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.

 

Chance ou malchance…

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval. Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.
“Pour moi ce cheval n’est pas un animal, c’est un ami. Comment voulez-vous vendre un ami ?” demandait-il.
Un matin, il se rend à l’étable et le cheval n’est plus là.
Tous les villageois lui disent : “On te l’avait bien dit ! Tu aurais mieux de le vendre. Maintenant, on te l’a volée… quelle malchance !”
Le vieil homme répond “Chance, malchance, qui peut le dire ?”
Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec tous une horde de chevaux sauvages. Il s’était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.
“Quelle chance !” disent les villageois.
Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvage. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l’entraînement.
“Quelle malchance !” disent ses amis. “Comment vas-tu faire, toi qui es déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t’aider !”
Le vieil homme répond “Chance, malchance, qui peut le dire ?”
Quelque temps plus tard, l’armée du seigneur du pays arrive dans le village, et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles. Tous… sauf le fils du vieil homme, qui a sa jambe cassée.
“Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils…
Chance ou malchance….

 

Etoile de mer…

Alors qu’il marchait à l’aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l’eau.

Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi. Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mouraient s’il les laissait là jusqu’au lever du soleil.
« Mais la plage s’étend sur des kilomètres et il y a des millions d’étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? »
Le jeune homme regarda l’étoile de mer qu’il tenait dans sa main et la lança dans l’écume. Il répondit : « cela fera une différence pour celle-ci. »

 

Le pouvoir des mots

Un orateur parle du pouvoir de la pensée positive et des mots.
Un participant lève la main et dit:
“Ce n’est pas parce que je vais dire bonheur, bonheur, bonheur! que je vais me sentir mieux, ni parce que je dis malheur, malheur, malheur! que je me sentirai moins bien: ce ne sont que des mots, les mots sont en eux-mêmes sans pouvoir…”
L’orateur répond:
“Taisez-vous espèce d’idiot, vous êtes incapable de comprendre quoi que ce soit !”
Le participant est comme paralysé, il change de couleur et s’apprête à faire une repartie cinglante: “Vous, espèce de…”
L’orateur lève la main : “Je vous prie de m’excuser. Je ne voulais pas vous blesser. Je vous prie d’accepter mes excuses les plus humbles”
Le participant se calme.
L’assemblée murmure, il y a des mouvements dans la salle.
L’orateur reprend:
“Vous avez la réponse à la question que vous vous posiez : quelques mots ont déclenché chez vous une grande colère. D’autres mots vous ont calmé. Comprenez-vous mieux le pouvoir des mots ?”

 

Les 7 merveilles du monde.

Un orateur parle du pouvoir de la pensée positive et des mots.
Un participant lève la main et dit:
“Ce n’est pas parce que je vais dire bonheur, bonheur, bonheur! que je vais me sentir mieux, ni parce que je dis malheur, malheur, malheur! que je me sentirai moins bien: ce ne sont que des mots, les mots sont en eux-mêmes sans pouvoir…”
L’orateur répond:
“Taisez-vous espèce d’idiot, vous êtes incapable de comprendre quoi que ce soit !”
Le participant est comme paralysé, il change de couleur et s’apprête à faire une repartie cinglante: “Vous, espèce de…”
L’orateur lève la main : “Je vous prie de m’excuser. Je ne voulais pas vous blesser. Je vous prie d’accepter mes excuses les plus humbles”
Le participant se calme.
L’assemblée murmure, il y a des mouvements dans la salle.
L’orateur reprend:
“Vous avez la réponse à la question que vous vous posiez : quelques mots ont déclenché chez vous une grande colère. D’autres mots vous ont calmé. Comprenez-vous mieux le pouvoir des mots ?”

 

Le génie menteur ou les 7 miroirs de l’âme !

Il y avait une fois un jeune prince qui trouvait les gens autour de lui méchants et égoïstes. Il en parla un jour à son précepteur qui était un homme sage et avisé et qui confia une bague au prince.

– « Cette bague est magique. Si tu la tournes trois fois sur elle-même, un génie t’apparaîtra. Toi seul le verra. Chaque fois que tu seras insatisfait des gens, appelle-le. Il te conseillera. Mais fais attention : ce génie ne dit la vérité que si on ne le croit pas. Il cherchera sans cesse à te tromper. »
Un jour, le prince entra dans une violente colère contre un dignitaire de la cour qui avait agi contre ses intérêts. Il fit tourner trois fois la bague. Aussitôt, le génie apparut:
– « donne-moi ton avis sur les agissements de cet homme, dit le prince. »
– « S’il a fait quelque chose contre toi, il est indigne de te servir. Tu dois l’écarter ou le soumettre. » À ce moment, le prince se souvint des paroles étranges de son précepteur.
– « Je doute que tu me dises la vérité », dit le prince.
– « Tu as raison », dit le génie, « je cherchais à te tromper. Tu peux bien sûr asservir cet homme, mais tu peux aussi profiter de ce désaccord pour apprendre à négocier, à traiter avec lui et trouver des solutions qui vous satisfassent tous deux. »
Parcourant un jour la ville avec quelques compagnons, le prince vit une immense foule entourée un prédicateur populaire. Il écouta un instant le prêche de cet homme et fut profondément choqué par des paroles qui contrastaient violemment avec ses propres convictions. Il appela le génie.
– « Que dois-je faire ? »
– « Fais-le taire ou rends-le inoffensif », dit le génie. « Cet homme défend des idées subversives. Il est dangereux pour toi et pour tes sujets. » Cela me paraît juste, pensa le prince. Mais il mit néanmoins en doute ce que le génie avait dit.
-« Tu as raison », dit le génie, « je mentais. Tu peux neutraliser cet homme. Mais tu peux aussi examiner ses croyances, remettre en cause tes propres certitudes et t’enrichir de vos différences. »
Pour l’anniversaire du prince, le roi fit donner un grand bal où furent conviés rois, reines, princes et princesses. Le prince s’éprit d’une belle princesse qu’il ne quitta plus des yeux et qu’il invita maintes fois à danser sans jamais oser lui déclarer sa flamme. Un autre prince invita à son tour la princesse. Notre prince sentit monté en lui une jalousie profonde. Il appela alors son génie.
– « Que dois-je faire, selon toi ?  »
– « C’est une crapule », répondit le génie. « Il veut te la prendre. Provoque-le en duel et tue-le.  » Sachant que son génie le trompait toujours, le prince ne le crut pas.
– « Tu as raison », dit le génie, « je cherchais à te tromper. Ce n’est pas cet homme que tu ne supportes pas, ce sont les démons de tes propres peurs qui se sont éveillés quand tu as vu ce prince danser avec la princesse. Tu as peur d’être délaissé, abandonné, rejeté. Tu as peur de ne pas être à la hauteur. Ce qui se réveille en toi dans ces moments pénibles te révèle quelque chose sur toi-même.  »
À l’occasion de la réunion du grand conseil du royaume, un jeune noble téméraire critiqua à plusieurs reprises le prince et lui reprocha sa façon de gérer certaines affaires du royaume. Le prince resta cloué sur place face à de telles attaques et ne sut que répondre. L’autre continua de plus belle et à nouveau le prince se tut, la rage au cœur. Il fit venir le génie et l’interrogea.
– « Ôte-lui ses titres de noblesse et dépouille-le de ses terres », répondit le génie. « Cet homme cherche à te rabaisser devant les conseillers royaux. »
– « Tu as raison », dit le prince. Mais il se ravisa et se souvint que le génie mentait.
– « Dis-moi la vérité » continua le prince.

– « Je vais te la dire », rétorquai le génie, « même si cela ne te plaît pas. Ce ne sont pas les attaques de cet homme qui t’ont déplu, mais l’impuissance dans laquelle tu t’es retrouvé et ton incapacité à te défendre. »

Un jour, dans une auberge, le prince vit un homme se mettre dans une colère terrible et briser tables et chaises. Il voulut punir cet homme. Mais il demanda d’abord conseil au génie.
– « Punis-le », dit le génie. « Cet homme est violent et dangereux. »
– « Tu me trompes encore », dit le prince.
– « C’est vrai. Cet homme a mal agi. Mais si tu ne supportes pas sa colère, c’est avant tout parce que tu es toi-même colérique et que tu n’aimes pas te mettre dans cet état. Cet homme est ton miroir. »
Une autrefois, le prince vit un marchand qui voulait fouetter un jeune garçon qui lui avait volé un fruit. Le prince avait vu filer le vrai voleur. Il arracha le fouet des mains du marchand et était sur le point de le battre lorsqu’il se ravisa.
– « Que m’arrive-t-il », dit-il au génie. « Pourquoi cette scène m’a-t-elle mis dans cet état ? »
– « Cet homme mérite le fouet pour ce qu’il a fait », répondit le génie.
– « Me dis-tu la vérité ? »
– « Non », dit le génie. « Tu as réagi si fortement parce que l’injustice subie par ce garçon t’a rappelé une injustice semblable subie autrefois. Cela a réveillé en toi une vieille blessure. »
Alors le prince réfléchit à tout ce que le génie lui avait dit.
– « Si j’ai bien compris », dit-il au génie, « personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser.

Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire. Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation. Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation. »

– « J’ai besoin de savoir encore une chose », dit le prince. « Qui es-tu ? »
– « Je suis, ton reflet dans le miroir. »

 

 

Quelle histoire pour s’endormir est votre préférée, dites le nous en commentaire !

 

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